Guide · Site web

Un site de couvreur qui amène des toits, pas juste des visites.

La plupart des sites de couvreurs québécois se ressemblent : une belle photo, « Soumission gratuite », un formulaire. Le propriétaire n’y apprend rien de ce qu’il veut savoir. Voici ce qui fait la différence.

Mis à jour le 25 octobre 2026 · Par William Blais, W Automatisations

En bref

Un bon site de couvreur répond en quelques secondes aux trois questions du propriétaire : est-ce une vraie entreprise sérieuse (licence RBQ, avis, vraies photos), combien ça coûte à peu près (une fourchette ou un calculateur), et comment je vous joins maintenant (un numéro cliquable et un rappel rapide). Le reste est secondaire.

  • 97 % des 74 sites audités n’ont pas de calculateur, 93 % aucun prix
  • La moitié n’affiche aucun témoignage sur l’accueil
  • 32 % ne montrent pas leur numéro RBQ sur la page d’accueil
  • Tous étaient adaptés au cellulaire : ce n’est plus ce qui te démarque

Ce que le propriétaire veut savoir

Le propriétaire qui arrive sur ton site vient souvent de Google, d’une pub ou d’une recommandation. Il compare. Il a peut-être vu à la télé une histoire d’arnaque en toiture. Il se pose trois questions, dans cet ordre : est-ce que je peux faire confiance à cette entreprise? Combien ça va me coûter, à peu près? Comment je les joins?

Si ton site répond aux trois sur l’écran du cellulaire, sans défiler pendant une minute, t’es déjà devant la majorité de tes concurrents.

Ce qu’on a vu en regardant 74 sites

En octobre 2026, on a analysé 74 sites de couvreurs dans 13 villes du Québec. Les constats les plus utiles :

  • Aucun prix. 69 sites sur 74 ne donnaient ni prix ni fourchette. Seulement 2 avaient un calculateur.
  • La preuve reste cachée. La note Google médiane était de 4,85 sur 5, avec environ 88 avis, mais la moitié des sites n’affichaient aucun témoignage sur l’accueil.
  • La licence absente. 32 % ne montraient pas leur numéro RBQ sur la page d’accueil.
  • Le formulaire cul-de-sac. Presque tous avaient un formulaire, mais générique (nom, téléphone, message), sans question sur le toit et sans réponse immédiate.
  • Des sites vieillis. 19 % étaient objectivement désuets ou hors ligne.
  • Le cellulaire n’est plus un problème. Les 74 étaient adaptés au téléphone. Ce n’est plus un argument.

Les sept éléments d’un site de couvreur qui travaille

01

Un numéro cliquable en haut

Beaucoup de tes clients vont appeler, surtout les plus âgés. Ton numéro doit être visible sur chaque page et composer d’un toucher.

02

Un ordre de prix

Une fourchette par type de maison, ou un calculateur qui part de l’adresse. Toujours présenté comme une estimation; le prix ferme vient après ta visite.

03

Ta licence RBQ et tes assurances

Le numéro complet, près du bouton d’action, pas seulement dans le pied de page.

04

Tes vrais avis

Ta note Google et trois ou quatre avis récents, avec le prénom et la ville. Jamais d’avis inventés.

05

Tes vrais chantiers

Des photos avant et après, dans des quartiers reconnaissables. Pas d’images de banque.

06

Ta zone et tes types de toits

Les villes que tu couvres et ce que tu fais : bardeau, tôle, toit plat. Le client sait tout de suite s’il est au bon endroit.

07

Une réponse rapide

Un rappel dans les minutes qui suivent une demande, ou au moins un texto qui dit quand tu rappelles.

En français, y compris les outils

Au Québec, un site commercial qui s’adresse aux consommateurs doit être en français, et ça comprend les outils interactifs comme un calculateur ou un clavardage. Plusieurs outils américains ne sont offerts qu’en anglais : vérifie avant d’en installer un. Dans notre audit, quatre sites en français étaient même déclarés en anglais dans leur code, ce qui nuit à leur référencement.

Pense aux clients plus âgés

On entend souvent : « Mes clients sont âgés, ils n’iront pas sur un site. » Selon l’Institut de la statistique du Québec, 77 % des 65 ans et plus avaient utilisé Internet dans les trois mois en 2022. Et ce sont souvent les enfants qui magasinent le toit des parents. Garde ton numéro bien en vue pour ceux qui appellent, et laisse les autres trouver leurs réponses en ligne. Voir mes clients sont âgés.

Refaire son site ou ajouter ce qui manque?

Si ton site est récent et que tu peux le modifier, ajoute ce qui manque : un prix, tes avis, ta licence près du bouton. Un calculateur se colle sur un site existant comme une vidéo. Si ton site a plus de cinq ans, qu’il est lent ou que personne ne sait plus comment le modifier, le refaire coûte souvent moins cher que de le rafistoler. On offre un site de couvreur bâti autour du calculateur, que tu gardes si tu arrêtes.

Questions fréquentes

Combien de pages faut-il?
Peu. Une accueil claire, une page par type de toit si tu en fais plusieurs, une page sur l’entreprise avec ta licence, et une page de prix ou de calcul. Cinq pages bien faites valent mieux que vingt pages vides.
WordPress, Wix ou autre?
Ce n’est pas ce qui compte le plus. L’important : que le site soit rapide, que tu possèdes ton domaine et que tu puisses changer tes photos et tes avis facilement.
Est-ce qu’un clavardage aide?
Un bouton Messenger ou texto aide les gens qui n’aiment pas appeler. Mais un clavardage auquel personne ne répond fait plus de tort que pas de clavardage du tout.
Mon site n’a presque pas de visites. Ça vaut la peine?
Oui, parce que ton site sert aussi à ceux qui te connaissent déjà : la référence d’un voisin va te chercher en ligne avant d’appeler. Voir mon site a pas de visites.

Sources

  1. Audit de 74 sites de couvreurs québécois, W Automatisations, 25 octobre 2026 (recherche interne)
  2. Institut de la statistique du Québec, utilisation d’Internet chez les 65 ans et plus, 2022
  3. Office québécois de la langue française, la langue du commerce et des affaires

Les chiffres viennent des sources citées, aux dates indiquées. Les exemples de calcul sont des exemples, pas des promesses de résultat.

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Un appel de 15 minutes

Voyons si c’est fait pour toi.

Apporte l’adresse d’un toit que t’as fait cet été : on le passe dans le calculateur devant toi, avec ton nom. Invite ton associé ou la personne du bureau. Si ce n’est pas pour toi, on se le dit franchement.