Type de contrat · Assurances

Le toit de 20 ans de ton client lui coûte plus cher qu’il pense.

Depuis quelques années, des assureurs ajoutent un avenant de dépréciation de la toiture. Après un sinistre, le propriétaire d’un vieux toit paie une bonne partie de la facture lui-même. Beaucoup ne le savent pas. C’est une raison légitime de refaire son toit, à condition d’en parler honnêtement.

Mis à jour le 25 octobre 2026 · Par William Blais, W Automatisations

En bref

Selon un reportage de La facture (Radio-Canada), certains assureurs appliquent maintenant une dépréciation sur les vieux toits. Chez Intact, elle commence à 10 ans : avec un toit de 15 ans, le client paie 34 % des réparations, et 64 % avec un toit de 20 ans. Chez Beneva, elle commence à 15 ans : le client paie 60 % avec un toit de 20 ans. Pour un couvreur, c’est un sujet à aborder avec des faits, jamais une promesse de remboursement.

  • Intact : dépréciation dès 10 ans; 34 % à la charge du client à 15 ans, 64 % à 20 ans
  • Beneva : dépréciation dès 15 ans; 60 % à la charge du client à 20 ans
  • Verglas de mars 2025 : 490 M$ de dommages assurés (CatIQ, via le BAC)
  • Les dommages préexistants ne sont pas couverts (BAC)

Ce que dit l’avenant de dépréciation

L’avenant de dépréciation de la toiture réduit l’indemnité quand le toit endommagé est vieux. L’idée de l’assureur : un toit en fin de vie n’a plus sa pleine valeur. Selon La facture, certains assureurs le rendent obligatoire, et sans lui, le client pourrait avoir une exclusion pour les dommages qui découlent de la toiture.

Part de la facture payée par le client, selon l’âge du toit

Part de la facture payée par le client, selon l’âge du toit
AssureurDébut de la dépréciationToit de 15 ansToit de 20 ans
Intact10 ans34 %64 %
Beneva15 ans—60 %

Chiffres rapportés par La facture (Radio-Canada). Les conditions varient selon la police : ton client doit vérifier la sienne avec son assureur.

Pourquoi ça te concerne

Le bardeau d’asphalte dure de 15 à 25 ans selon les sources. Un toit de 18 ans peut sembler correct vu de la rue, mais son propriétaire paierait une grosse part d’un sinistre. Et les sinistres arrivent : le verglas de la fin mars 2025 a causé 490 M$ de dommages assurés en Ontario et au Québec selon CatIQ, l’événement le plus coûteux de 2025 au Canada. En 2023, les intempéries ont causé 680 M$ de dommages assurés au Québec.

Le Bureau d’assurance du Canada rappelle aussi que les polices habitation couvrent en général la grêle et le vent, mais que les dommages préexistants ne sont pas couverts. Un toit usé qui coule, ce n’est pas un sinistre : c’est de l’entretien.

Comment en parler sans faire peur

  • Donne les faits, pas une menace. « Certains assureurs déprécient les toits de plus de 10 ou 15 ans. Ça vaut la peine de vérifier ta police. »
  • Renvoie à l’assureur. C’est lui qui connaît la police du client. Tu n’as pas à l’interpréter.
  • Ne promets jamais un remboursement. Tu ne sais pas ce que l’assureur paiera.
  • N’exagère pas les dommages. Gonfler une réclamation, c’est le terrain des arnaqueurs, surtout après une tempête. Voir se démarquer des arnaqueurs.

Le rôle du calculateur

La fiche que tu reçois donne l’année de construction du bâtiment, tirée du rôle d’évaluation. Ce n’est pas l’âge du toit (il a peut-être été refait), mais c’est un indice. Tu peux aussi demander l’âge du toit dans ton parcours, si tu veux.

Le propriétaire qui vient de recevoir son renouvellement d’assurance et qui découvre l’avenant cherche souvent un prix tout de suite, parfois en plein hiver. Si ton site lui donne une fourchette pour son toit, il n’a pas besoin d’attendre le printemps pour savoir à quoi s’attendre. Voir vendre l’hiver.

Après une tempête

Les tempêtes créent des pointes de demandes, et le porte-à-porte qui va avec. L’OPC conseille aux consommateurs de se méfier du couvreur qui les sollicite. Un client qui te trouve sur ton site, qui voit une estimation et qui demande lui-même un rappel, c’est l’inverse de ce scénario. Et un contrat signé chez lui reste soumis aux règles du commerçant itinérant; vérifie avec ton conseiller juridique.

Questions fréquentes

Est-ce que je peux dire au client que son assurance va payer?
Non. Seul l’assureur peut le dire, selon la police du client. Tu peux l’aider à documenter les dommages avec des photos, mais pas promettre un montant.
Tous les assureurs ont-ils cet avenant?
Non. Les exemples cités viennent d’un reportage de La facture sur deux assureurs. Les conditions varient : ton client doit lire sa police ou appeler son assureur.
Le calculateur connaît-il l’âge du toit?
Il connaît l’année de construction du bâtiment, tirée du rôle d’évaluation, pas l’année de la dernière réfection. Pour l’âge du toit, il faut le demander au client.

Sources

  1. Radio-Canada, La facture, avenant de dépréciation de la toiture
  2. Bureau d’assurance du Canada, la grêle et l’assurance
  3. Bureau d’assurance du Canada, centre d’information sur les phénomènes météorologiques extrêmes
  4. Soumission Rénovation, « Prix toiture Québec 2026 », avril 2026

Les chiffres viennent des sources citées, aux dates indiquées. Les exemples de calcul sont des exemples, pas des promesses de résultat.

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Un appel de 15 minutes

Voyons si c’est fait pour toi.

Apporte l’adresse d’un toit que t’as fait cet été : on le passe dans le calculateur devant toi, avec ton nom. Invite ton associé ou la personne du bureau. Si ce n’est pas pour toi, on se le dit franchement.