Le scénario des arnaques documentées par l’Office de la protection du consommateur se répète : un couvreur sollicite le client, offre un prix bas, puis ajoute des extras une fois le toit ouvert. Pour te démarquer, fais l’inverse : laisse le client venir à toi, montre une fourchette claire avec les extras possibles annoncés d’avance, et affiche des preuves qu’on peut vérifier. La licence RBQ seule ne suffit plus.
- L’OPC conseille de se méfier du couvreur qui sollicite le client
- Les extras annoncés d’avance protègent le client et ta marge
- Licence RBQ, assurance, années en affaires, vrais avis, vraies photos
- Jamais de faux avis ni de faux témoignages
Ce qui s’est passé
Les dossiers publics se ressemblent. Dans un cas rapporté par l’OPC, le premier contrat valait en moyenne environ 7 500 $ et le second, signé une fois le toit ouvert, environ 16 000 $. Dans un autre, 28 plaintes en moins d’un an, avec des hausses de prix de 18 % à 555 %. En 2026, une entreprise a reçu 26 plaintes en un peu plus d’un mois; des contrats de 4 700 à 9 000 $ ont été suivis de réclamations allant jusqu’à 129 000 $. Elle avait une licence RBQ valide.
Ce sont des exceptions, mais elles font les manchettes, surtout dans la grande région de Montréal. Le propriétaire qui lit ces histoires arrive méfiant chez tout le monde, y compris chez toi.
Le scénario à éviter, et son contraire
L’arnaque type et ce que fait un couvreur sérieux
| Le scénario des plaintes | Ce qui rassure | |
|---|---|---|
| Qui fait le premier pas | Le couvreur sollicite : porte-à-porte, papier dans la boîte aux lettres | Le client vient à toi, sur ton site |
| Le prix | Bas pour accrocher | Une fourchette honnête, pour son toit |
| Les extras | Découverts une fois le toit ouvert | Annoncés d’avance, avec leur prix unitaire |
| Les preuves | Avis douteux, parfois faux | Licence, assurance, vrais avis, vraies photos |
Ce qui rassure vraiment
- Un prix clair, d’avance. Une fourchette pour le toit du client, avec ce qui peut la faire bouger. Voir afficher ses prix.
- Les extras chiffrés. Le contreplaqué à remplacer coûte de 75 à 120 $ la feuille selon Soumission Rénovation (2026). Écris-le avant, et tu pourras le facturer sans passer pour un arnaqueur.
- Ta licence RBQ, en vue. Sur 74 sites de couvreurs qu’on a regardés, 32 % ne montraient pas leur numéro RBQ sur la page d’accueil. Mais attention : une licence ne suffit plus, l’entreprise la plus médiatisée de 2026 en avait une.
- Ce qu’on peut vérifier. Tes années en affaires, ton assurance, tes certifications de fabricant, tes vrais avis Google et des photos de tes vrais chantiers.
- Des témoignages, mais seulement des vrais. Une entreprise poursuivie en 2025 avait de faux avis favorables. Un faux témoignage peut aussi te mettre en infraction avec la Loi sur la concurrence.
Laisse le client venir à toi
L’OPC répète aux consommateurs de se méfier du couvreur qui les sollicite. Un calculateur sur ton site fait exactement l’inverse : c’est le client qui cherche, qui entre son adresse et qui demande à être rappelé. La demande est datée, et elle vient de lui. C’est aussi pour ça qu’on ne fait jamais d’appel à froid.
Note que même quand c’est le client qui t’appelle, un contrat signé chez lui fait de toi un commerçant itinérant : permis de l’OPC, 10 jours pour annuler. Ce n’est pas un avis juridique; vérifie avec ton conseiller.
Les avis, sans tricher
La note médiane des couvreurs qu’on a regardés est d’environ 4,85 sur Google, pour environ 88 avis. Une bonne note ne te distingue donc plus beaucoup. Ce qui fait la différence, c’est le nombre d’avis récents et tes réponses. Voir les avis Google.
Déjà en ligne à Québec
Un parcours clair, déjà en ligne à Québec.
On a bâti leur site et le parcours de soumission qui en est le cœur. Le client entre son adresse et répond à quelques questions sur son toit : l’âge, l’état, l’entretien. Il voit son estimation tout de suite, calculée selon les règles de ProNano, télécharge sa soumission et réserve un appel. L’équipe reçoit la demande.
« William est un expert. C’est comme un homme à tout faire dans le monde du web. Si on lui demandait de créer une fusée, il serait capable de le faire. »
Questions fréquentes
Est-ce que je dois nommer les arnaqueurs sur mon site?
Les sceaux (APCHQ, CAA, fabricants) aident-ils?
Je n’ai pas de témoignages écrits. Je fais quoi?
Sources
- OPC, communiqué : une entreprise de toiture perd son permis de commerçant itinérant
- OPC, communiqué : un couvreur perd son permis de commerçant itinérant (28 plaintes)
- Journal de Montréal, poursuite de l’OPC contre une entreprise de toiture, 3 juin 2026
- La Presse, « Gare aux risques financiers sur le toit », 14 septembre 2025
- Soumission Rénovation, « Prix toiture Québec 2026 », avril 2026
- Audit de 74 sites de couvreurs québécois dans 13 villes, W Automatisations, 25 octobre 2026 (recherche interne)
- Office de la protection du consommateur, commerçant itinérant : le contrat
Les chiffres viennent des sources citées, aux dates indiquées. Les exemples de calcul sont des exemples, pas des promesses de résultat.

